Recharge par induction : les 6 idées reçues qui ont encore la peau dure
Les quotas stricts de la loi LOM et l’essor de la mobilité durable ont rendu le verdissement des flottes professionnelles indispensable. Parmi les technologies de recharge pour véhicules l'électrique, figure l’induction, en pleine expansion pour sa facilité d'utilisation au quotidien et sa rentabilité. Pourtant, cette technologie souffre encore de nombreux clichés : trop lente, dangereuse, pas fiable pour une flotte d’entreprise…Alors on fait le tri pour distinguer le vrai du faux.
L'essentiel en 30 secondes
1. « La recharge par induction émet des ondes dangereuses pour la santé »
C’est probablement l’objection la plus entendue, et pourtant la plus infondée. Les études poussées sur le sujet se sont intéressées aux ondes émises par les véhicules électriques et hybrides. Conclusion : les niveaux de champs magnétiques, c'est-à-dire les ondes émises par les bornes, représentent moins de 3 % du seuil autorisé par la Commission internationale de protection contre les rayonnements électromagnétiques. Cette Commission garantit donc l’absence de risques pour la santé, y compris pour les personnes porteuses de pacemakers.
2. « C'est forcément plus lent qu'une recharge filaire »
C’est en réalité tout l’inverse. Une borne à induction, quand elle est bien conçue, permet de charger en courant continu DC en contournant le chargeur embarqué du véhicule, qui bride la puissance maximale de charge pour des chargeurs de type AC. Ainsi, si un véhicule électrique a un chargeur embarqué de 7kW, brancher une borne de 22KW ne sert à rien. En revanche, le chargeur à induction contourne la limite et recharge plus rapidement votre flotte.
3. « C’est un gouffre financier en maintenance »
Là encore, c’est exactement l’inverse. Le principal poste de dépenses d’une flotte électrifiée concerne la gestion des câbles, qui peuvent être arrachés, écrasés, volés. Les rapports de l’AVERE montrent que la détérioration des câbles représente environ 60 % des opérations de maintenance sur les bornes de recharge. En s’affranchissant du câble, la recharge par induction diminue le TCO global et améliore la rentabilité du passage à l’électrique.
Par ailleurs, la plaque de recharge par induction d’UP&CHARGE est conçue pour résister à toutes intempéries, que ce soit neige, pluie, boue et températures extrêmes. Un utilitaire ou un camion peut même rouler dessus sans l’endommager.
4. « C'est un gadget, pas encore assez mature pour une flotte professionnelle »
Ce cliché tenait peut-être il y a quelques années mais l’induction a aujourd’hui fait ses preuves, que ce soit pour des véhicules légers, véhicules utilitaires ou poids lourds. Grâce à l’installation d’une borne de recharge à induction d’UP&CHARGE, l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, en charge d’une flotte de 150 véhicules, a fait des économies de carburant chiffrées à plusieurs milliers d’euros.
5. « L'installation demande de gros travaux de génie civil »
Autre frein très répandu chez les gestionnaires de flotte, qui redoutent des chantiers longs et coûteux. En réalité, ce n’est pas nécessaire puisqu’une borne à induction se fixe au sol et se raccorde au réseau électrique sans creuser. Cette pose rapide et facile permet d’économiser près de 600 à 800 € par borne par rapport à la pose d’une borne filaire classique, qui nécessite elle des travaux de voirie plus conséquents.

6. « Ce n'est pas rentable pour une flotte d'entreprise »
Dans les faits, la recharge par induction en courant continu affiche un meilleur rendement énergétique qu'une recharge AC par câble : entre 6 et 28 % d'énergie économisée par charge selon les véhicules, la conversion AC/DC classique étant particulièrement énergivore sur certains modèles.
À cela s'ajoutent des économies moins visibles mais bien réelles sur le TCO : zéro risque de vol ou de vandalisme de câble, moins d'usure du matériel puisque personne ne manipule la borne, et donc moins de maintenance et moins d'interventions techniques à planifier. Sur un parc de plusieurs dizaines de véhicules, ces économies cumulées peuvent vite peser dans la balance.
Conclusion
La recharge par induction n'a plus grand-chose à voir avec l'image qu'on s'en fait encore trop souvent. Pour un gestionnaire de flotte engagé dans la transition vers l'électrique, c'est une infrastructure qui simplifie la vie des conducteurs, réduit la charge de maintenance et accélère le retour sur investissement de l'électrification de la flotte.
